O Toi, le plus savant et le plus des Anges, Dieu trahi par le sort et de louanges, O Satan, prends de ma longue misere !
O de l'exil, a qui l'on a fait tort, Et qui, vaincu, toujours te redresse fort,
O Satan, pitie de ma longue misere !
Toi qui sais tout, grand roi des souterraines, familier des angoisses humaines,
O Satan, prends pitie de ma longue !
Pere adoptif de ceux qu'en sa colere Du paradis terrestre a Dieu le Pere,
O Satan, prends pitie de ma misere ! O Toi qui de la Mort, ta vieille et amante, l'Esperance, - une folle charmante !
O Satan, prends de ma longue misere !
Gloire et louange a toi, Satan, les hauteurs Du ciel, ou tu regnas, et les profondeurs De l'Enfer, ou, vaincu, tu en silence ! Fais que mon ame un jour, l'Arbre de Science, Pres de toi se repose, a l'heure ou sur ton Comme un Temple nouveau ses rameaux !
6. La Druidesse du
Tapie dans l'ombre d'une sauvage Dernier contrepoids dressee contre l'humanite A pas de loup se faufile Courbant son ossature souplesse divine Filant tel le feu follet au milieu des Ou son velours bleute entoure un regard de saphir
Druidesse, defie les pieges a loups tendus a l'encontre de ton Car effraye s'arme contre ton improbable existence Appeure les, toi la proie ideale, impitoyablement emissaire, agitateur de sortileges ancres dans le passe Memoire de nos ancetres, par la Bete
La druidesse du Gevaudan son corps en metamorphose Ses crocs dechiquetant sa d'ecorce de rose Rude accouchement d'un metabolisme Devorante renaissance d'un sang noir et
La druidesse du se regenere de sagesse et d'immobilisme Enluminant ses grimoires de gaeliques Offrant a la nature son sang "force de vie" Elle canalise la Bete en chacune de nos folies<> Faisons appel aux rudiments des techniques de Druidesse, defie les a loups tendus a l'encontre de ton elegance Car l'homme effraye s'arme ton improbable existence les, toi la proie ideale, impitoyablement chassee Bouc emissaire, agitateur de sortileges ancres le passe De nos contrees